Réflexions sur la haute fidélité de l'image
Réflexions sur la haute fidélité de l'image
En hifi, on parle beaucoup de la haute fidélité sonore, de la neutralité du son. De l'impression d'avoir les musiciens devant soi. De reproduire le réel.
Mais en image, curieusement, on entend jamais parler de haute fidélité des couleurs. De l'impression d'être devant un paysage réel.
Sur le marché des enceintes d'une part, et des écrans d'autre part, on observe la même séparation entre les modèles grand public, et les moniteurs pro. Seuls les second publient les caractéristiques techniques relatifs à la justesse de la reproduction du son ou de l'image.
Il n'y a qu'a comparer la fiche publicitaire d'une TV :
Avec celle d'un moniteur pro :
Seul le moniteur pro affiche ses caractéristiques techniques.
98% DCI-P3, c'est un peu l'équivalent de la bande passante en audio : est-ce qu'il monte à 15 kHz, 20 kHz ou 30 kHz.
Color accuracy deltaE < 2, c'est le plus important pour la fidélité de l'image. Cela équivaut pour une enceinte à avoir la bande passante contenue dans +/- 1.5 dB.
HDR400, c'est l'équivalent de la puissance maximale pour en enceinte : par exemple 40 Watts.
Rien de tout cela n'est indiqué sur la TV.
On trouve même des démos de comparaison avec le réel, équivalentes en image à celles de Cabasse pour le son : à 4 minutes dans ce VLOG de PP World à Las Vegas, Samsung place son moniteur à côté d'une scène réelle pour montrer que les couleurs sont fidèles : https://youtu.be/EBOdTcAzL1w?si=T6PpJMyWyRFza5ZB&t=242
Là où il y a une différence entre le monde de l'audio et celui de l'image, c'est que dans le haut de gamme audio grand public, on vante la fidélité du son, bien que sans aucune caractéristique technique pour le prouver.
Par contre, dans le monde de l'image haut de gamme grand public, rien de tout cela. On vante la fluidité (qui n'existe pas au cinéma), la couverture du gamut (ce qui ne n'implique pas la fidélité), le niveau de noir (équivalent à la descente dans le grave d'une enceinte, là d'accord), et surtout la présence d'IA qui va transformer magiquement nos DVD et nos vidéos Youtube en HDR 4K. A aucun moment on ne vante la justesse des couleurs, ou le réalisme des images, bien au contraire !
Il faut dire que la mesure de la fidélité en image n'est pas simple.
D'abord, la théorie derrière la reproduction des images est très compliquée. Derrière un moniteur audio, il y a des curseurs indiquant une correction de grave, d'aigu, et une compensation de l'effet console. On comprend assez bien à quoi ils servent.
Dans le menu d'un moniteur vidéo, on a le choix entre les gamuts SMPTE-C, EBU, rec709, sRGB, DCI P3 et BT2020, et dans l'option EOTF, on a le choix entre gamma, sRGB, HLG et PQ.
Bonne chance pour trouver la signification de chacun, et lequel choisir. L'info est disponible sur le web, mais nécessite beaucoup de temps et d'efforts pour comprendre.
La seconde difficulté est commune à l'audio et à l'image, ce sont les instruments de mesure. On peut, avec les moyens du bord, avoir une vague idée de la réponse d'une enceinte, mais pour mesurer précisément, il faut un banc de mesure Klippel hors de prix. C'est pareil pour l'image. Une sonde de calibration peut donner une vague idée, mais pour mesurer précisément un écran, il faut un specto-radiomètre très coûteux (de 6000 à 40000 euros).
On observe tout de même des progrès constants, et des prix de plus en plus bas. Les moniteurs vidéo vendus à moins de 1000 euros, avec une fidélité des couleurs garantie, n'existaient pas il y a seulement 10 ans.
Ajourd'hui, la gamme Pro Art d'Asus est un peu l'équivalent des moniteurs audio Kali : une recherche de la fidélité pour un prix le plus bas possible.
La seule chose qu'on ne trouve pas en moniteurs vidéo, ce sont les grandes diagonales.
Mais en image, curieusement, on entend jamais parler de haute fidélité des couleurs. De l'impression d'être devant un paysage réel.
Sur le marché des enceintes d'une part, et des écrans d'autre part, on observe la même séparation entre les modèles grand public, et les moniteurs pro. Seuls les second publient les caractéristiques techniques relatifs à la justesse de la reproduction du son ou de l'image.
Il n'y a qu'a comparer la fiche publicitaire d'une TV :
Avec celle d'un moniteur pro :
Seul le moniteur pro affiche ses caractéristiques techniques.
98% DCI-P3, c'est un peu l'équivalent de la bande passante en audio : est-ce qu'il monte à 15 kHz, 20 kHz ou 30 kHz.
Color accuracy deltaE < 2, c'est le plus important pour la fidélité de l'image. Cela équivaut pour une enceinte à avoir la bande passante contenue dans +/- 1.5 dB.
HDR400, c'est l'équivalent de la puissance maximale pour en enceinte : par exemple 40 Watts.
Rien de tout cela n'est indiqué sur la TV.
On trouve même des démos de comparaison avec le réel, équivalentes en image à celles de Cabasse pour le son : à 4 minutes dans ce VLOG de PP World à Las Vegas, Samsung place son moniteur à côté d'une scène réelle pour montrer que les couleurs sont fidèles : https://youtu.be/EBOdTcAzL1w?si=T6PpJMyWyRFza5ZB&t=242
Là où il y a une différence entre le monde de l'audio et celui de l'image, c'est que dans le haut de gamme audio grand public, on vante la fidélité du son, bien que sans aucune caractéristique technique pour le prouver.
Par contre, dans le monde de l'image haut de gamme grand public, rien de tout cela. On vante la fluidité (qui n'existe pas au cinéma), la couverture du gamut (ce qui ne n'implique pas la fidélité), le niveau de noir (équivalent à la descente dans le grave d'une enceinte, là d'accord), et surtout la présence d'IA qui va transformer magiquement nos DVD et nos vidéos Youtube en HDR 4K. A aucun moment on ne vante la justesse des couleurs, ou le réalisme des images, bien au contraire !
Il faut dire que la mesure de la fidélité en image n'est pas simple.
D'abord, la théorie derrière la reproduction des images est très compliquée. Derrière un moniteur audio, il y a des curseurs indiquant une correction de grave, d'aigu, et une compensation de l'effet console. On comprend assez bien à quoi ils servent.
Dans le menu d'un moniteur vidéo, on a le choix entre les gamuts SMPTE-C, EBU, rec709, sRGB, DCI P3 et BT2020, et dans l'option EOTF, on a le choix entre gamma, sRGB, HLG et PQ.
Bonne chance pour trouver la signification de chacun, et lequel choisir. L'info est disponible sur le web, mais nécessite beaucoup de temps et d'efforts pour comprendre.
La seconde difficulté est commune à l'audio et à l'image, ce sont les instruments de mesure. On peut, avec les moyens du bord, avoir une vague idée de la réponse d'une enceinte, mais pour mesurer précisément, il faut un banc de mesure Klippel hors de prix. C'est pareil pour l'image. Une sonde de calibration peut donner une vague idée, mais pour mesurer précisément un écran, il faut un specto-radiomètre très coûteux (de 6000 à 40000 euros).
On observe tout de même des progrès constants, et des prix de plus en plus bas. Les moniteurs vidéo vendus à moins de 1000 euros, avec une fidélité des couleurs garantie, n'existaient pas il y a seulement 10 ans.
Ajourd'hui, la gamme Pro Art d'Asus est un peu l'équivalent des moniteurs audio Kali : une recherche de la fidélité pour un prix le plus bas possible.
La seule chose qu'on ne trouve pas en moniteurs vidéo, ce sont les grandes diagonales.
Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
Haute fidélité de l'image, c'est une belle définition !
Je pense que l'immersion est aussi un sujet, donc la taille de l'écran Versus, le recul, car regarder un écran de PC à 80cm n'est pas la même chose que de regarder un 98" à 3,5m.
J'en parle car j'ai les 2 config et l'immersion du 98", c'est quelque chose
Si ensuite on parle de ciné, c'est encore autre chose, le cerveau est difficile à leurrer pour ce qui est de l'immersion en terme d'images, la taille de l'écran est pour moi le premier sujet donc.
Ca me parait plus sensible qu'en audio ou une écoute à 80cm Vs 3,5m, bien que très différente en terme d'immersion, me semble moins extrème pour le cerveau que pour l'image.
Ensuite oui, c'est plsu facile de maitriser une image parfaite sur un 34" que sur un 98", mais un autre souci reste la qualité des sources disponibles car en dehors d'un BR UHD, les sources avec des débits moindres sont des compromis visibles des qu'il y a de l'action et que les scènes sont rapides, la notion de fluidité est aussi un gros sujet, c'est pour ça que dans les magasins de TV, les images sont souvent des photos qui défilent, ou des vidéos lentes, sans travelling....
Je pense que l'immersion est aussi un sujet, donc la taille de l'écran Versus, le recul, car regarder un écran de PC à 80cm n'est pas la même chose que de regarder un 98" à 3,5m.
J'en parle car j'ai les 2 config et l'immersion du 98", c'est quelque chose

Si ensuite on parle de ciné, c'est encore autre chose, le cerveau est difficile à leurrer pour ce qui est de l'immersion en terme d'images, la taille de l'écran est pour moi le premier sujet donc.
Ca me parait plus sensible qu'en audio ou une écoute à 80cm Vs 3,5m, bien que très différente en terme d'immersion, me semble moins extrème pour le cerveau que pour l'image.
Ensuite oui, c'est plsu facile de maitriser une image parfaite sur un 34" que sur un 98", mais un autre souci reste la qualité des sources disponibles car en dehors d'un BR UHD, les sources avec des débits moindres sont des compromis visibles des qu'il y a de l'action et que les scènes sont rapides, la notion de fluidité est aussi un gros sujet, c'est pour ça que dans les magasins de TV, les images sont souvent des photos qui défilent, ou des vidéos lentes, sans travelling....
Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
Tu soulèves des points intéressants.
Il y a toutefois une astuce pour augmenter l'immersion sur petit écran, les presbytes le savent : porter des lunettes pour voir de près.
Le plan focal de la dalle est rejeté à l'infini par les verres correcteurs. Il n'y a pas d'accommodation, et l'écran paraît plus grand et plus loin qu'il ne l'est en réalité.
Par contre, cela ne modifie pas les couleurs et la dynamique.
C'est un peu la même chose que le mp3 bas débit. Cela rajoute du bruit, mais cela ne change pas la courbe de réponse (sauf dans l'aigu, là l'analogie ne fonctionne pas).
Sur Youtube, c'est catastrophique. Ce n'est pas la faute de Youtube ou des formats vidéos, cela vient d'une ignorance totale des règles à respecter pour la prise de vue et le montage.
On trouve des avalanches de vidéos en 50 fps, voire 25. L'immense majorité des appareils sont absolument incapables de les lire et sautent des images et en répètent d'autres plusieurs fois par seconde pour se caler sur les 60 Hz des dalles.
Et lorsque des rushes sont importés depuis une source qui n'a pas le même fps... c'est un désastre. Les saccades sont alors encodées dans la vidéo.
Je ne comprends même pas que les cadences 25 et 50 existent encore. Leur seule raison d'être sont les écrans cathodiques 4/3 Pal ou Secam. Tous les autres diffuseurs sont compatibles 30 / 60 Hz, et une bonne partie d'entre eux sont incompatibles avec le 25/50 (ordinateurs, smartphones, tablettes).
J'ai même constaté que mon lecteur de Blu-ray Sony saccageait les vidéos Youtube 50 Hz en les envoyant sur du HDMI 60 Hz (fréquence indiquée par le moniteur). C'est une honte ! Ceci dit, ce lecteur de blu-ray est probablement un des plus nuls ayant jamais existé.
Deuxième problème concernant la fluidité, la puissance des ordis lisant les fichiers vidéo (en ligne ou sur disque dur). Beaucoup ont du mal avec la HD 60 fps et sautent régulièrement des frames... alors le 4k 60 fps, n'en parlons pas.
Mes deux tests de fluidité:
Les vidéos de fractales https://www.youtube.com/watch?v=u1pwtSBTnPU
Les cabride filmées depuis la loco du train : https://www.youtube.com/watch?v=yPlbRheB2C4
Seuls les PC les plus puissants peuvent les lire sans saccades à la résolution maximale 2160p60.
Mon lecteur de Blu-ray UHD refuse de les lire en 60 fps. Il bascule en 30 fps. Il faut que j'arrête de parler de cet appareil, c'est pas bon pour mon ulcère.
Enfin, le sujet le plus pointu et controversé : faut-il monter le fps des films au-delà de 24 images par seconde ?
Un youtubeur a analysé image par image une séquence qu'il a lui-même faite fluidifier par un logiciel, comme le font les téléviseurs. Et là, surprise : les objets solides sont considérés comme mous par l'algorithme !
https://www.youtube.com/watch?v=WG_A1DjPqIs regardez en particulier de 3:50 à 4:50.
L'effet "pâte à modeler" n'est donc pas une illusion : les algorithmes de fluidification reconstruisent mal les images intermédiaires.
Il faudrait, pour comparer correctement le 24 images par seconde au 48 ou au 60, partir de sources réellement tournées en fps élevé, avec des images réellement enregistrées par la caméra, et non reconstruites (mal) par un algorithme.
Il y a aussi des effets secondaires gênants : en fps élevé, les défauts de compression sont bien plus visibles. La vidéo exige alors un débit très élevé pour que l'image soit correcte.
Tout-à-fait.
Il y a toutefois une astuce pour augmenter l'immersion sur petit écran, les presbytes le savent : porter des lunettes pour voir de près.
Le plan focal de la dalle est rejeté à l'infini par les verres correcteurs. Il n'y a pas d'accommodation, et l'écran paraît plus grand et plus loin qu'il ne l'est en réalité.
En effet. Lorsque le début diminue, les textures disparaissent. Les cheveux sont remplacés par des aplats, ainsi que les feuilles des arbres.
Par contre, cela ne modifie pas les couleurs et la dynamique.
C'est un peu la même chose que le mp3 bas débit. Cela rajoute du bruit, mais cela ne change pas la courbe de réponse (sauf dans l'aigu, là l'analogie ne fonctionne pas).
Là oui, c'est un vaste sujet.
Sur Youtube, c'est catastrophique. Ce n'est pas la faute de Youtube ou des formats vidéos, cela vient d'une ignorance totale des règles à respecter pour la prise de vue et le montage.
On trouve des avalanches de vidéos en 50 fps, voire 25. L'immense majorité des appareils sont absolument incapables de les lire et sautent des images et en répètent d'autres plusieurs fois par seconde pour se caler sur les 60 Hz des dalles.
Et lorsque des rushes sont importés depuis une source qui n'a pas le même fps... c'est un désastre. Les saccades sont alors encodées dans la vidéo.
Je ne comprends même pas que les cadences 25 et 50 existent encore. Leur seule raison d'être sont les écrans cathodiques 4/3 Pal ou Secam. Tous les autres diffuseurs sont compatibles 30 / 60 Hz, et une bonne partie d'entre eux sont incompatibles avec le 25/50 (ordinateurs, smartphones, tablettes).
J'ai même constaté que mon lecteur de Blu-ray Sony saccageait les vidéos Youtube 50 Hz en les envoyant sur du HDMI 60 Hz (fréquence indiquée par le moniteur). C'est une honte ! Ceci dit, ce lecteur de blu-ray est probablement un des plus nuls ayant jamais existé.
Deuxième problème concernant la fluidité, la puissance des ordis lisant les fichiers vidéo (en ligne ou sur disque dur). Beaucoup ont du mal avec la HD 60 fps et sautent régulièrement des frames... alors le 4k 60 fps, n'en parlons pas.
Mes deux tests de fluidité:
Les vidéos de fractales https://www.youtube.com/watch?v=u1pwtSBTnPU
Les cabride filmées depuis la loco du train : https://www.youtube.com/watch?v=yPlbRheB2C4
Seuls les PC les plus puissants peuvent les lire sans saccades à la résolution maximale 2160p60.
Mon lecteur de Blu-ray UHD refuse de les lire en 60 fps. Il bascule en 30 fps. Il faut que j'arrête de parler de cet appareil, c'est pas bon pour mon ulcère.
Enfin, le sujet le plus pointu et controversé : faut-il monter le fps des films au-delà de 24 images par seconde ?
Un youtubeur a analysé image par image une séquence qu'il a lui-même faite fluidifier par un logiciel, comme le font les téléviseurs. Et là, surprise : les objets solides sont considérés comme mous par l'algorithme !
https://www.youtube.com/watch?v=WG_A1DjPqIs regardez en particulier de 3:50 à 4:50.
L'effet "pâte à modeler" n'est donc pas une illusion : les algorithmes de fluidification reconstruisent mal les images intermédiaires.
Il faudrait, pour comparer correctement le 24 images par seconde au 48 ou au 60, partir de sources réellement tournées en fps élevé, avec des images réellement enregistrées par la caméra, et non reconstruites (mal) par un algorithme.
Il y a aussi des effets secondaires gênants : en fps élevé, les défauts de compression sont bien plus visibles. La vidéo exige alors un débit très élevé pour que l'image soit correcte.
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Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
Salut 
Deux observations pour mettre un peu d'eau au moulin.
- 25 et 50 images par seconde correspond à la fréquence du réseau électrique (50 Hz).
La synchro étant faite sur la fréquence de la sinusoïde réseau, il fallait caler le nombres d'images à cet impératif.
Donc, états-unis et Japon ... réseau à 60 Hz donc 30 ou 60 fps.
- Quand on fait des vidéos sur YouTube, dans les premiers conseils donnés pour faire une vidéo il y a
* une bonne qualité sonore
* une bonne lumière
* un bon cadre
* un bon objectif (si caméra / APN)
* un boitier avec un capteur.
Tu peux parfaitement faire une vidéo avec ton smartphone, et beaucoup en font.
Dans les statistiques YouTube, tu perds les gens lorsque la qualité audio est à chier, le sujet pas intéressant, la dynamique / le montage aux fraises ... mais presque pas vis à vis de la qualité de l'image.
J'ai essayé avec deux micros sur la caméra (Rode M5 + mixette dédiée au GH6), et micro cravate.
Bah le mieux c'est le micro cravate puisque je ne prends pas l'acoustique de l'atelier !
Pour SPL, je filme en 50 fps - 4k 600mb/s et en 4.4.4 (de mémoire).
Je monte en 50/4k et j'exporte en 3840 x 2160 - 50fps avec codec H265 ... mais YouTube recode en SD, en HD et fait un truc sur le 4k.
Tout ça pour dire que la plupart des personnes sont plus sensibles à l'immersion sonore qu'à l'immersion visuelle (c'est mon cas également).
Peut-être une piste ?
D.

Deux observations pour mettre un peu d'eau au moulin.
- 25 et 50 images par seconde correspond à la fréquence du réseau électrique (50 Hz).
La synchro étant faite sur la fréquence de la sinusoïde réseau, il fallait caler le nombres d'images à cet impératif.
Donc, états-unis et Japon ... réseau à 60 Hz donc 30 ou 60 fps.
- Quand on fait des vidéos sur YouTube, dans les premiers conseils donnés pour faire une vidéo il y a
* une bonne qualité sonore
* une bonne lumière
* un bon cadre
* un bon objectif (si caméra / APN)
* un boitier avec un capteur.
Tu peux parfaitement faire une vidéo avec ton smartphone, et beaucoup en font.
Dans les statistiques YouTube, tu perds les gens lorsque la qualité audio est à chier, le sujet pas intéressant, la dynamique / le montage aux fraises ... mais presque pas vis à vis de la qualité de l'image.
J'ai essayé avec deux micros sur la caméra (Rode M5 + mixette dédiée au GH6), et micro cravate.
Bah le mieux c'est le micro cravate puisque je ne prends pas l'acoustique de l'atelier !
Pour SPL, je filme en 50 fps - 4k 600mb/s et en 4.4.4 (de mémoire).
Je monte en 50/4k et j'exporte en 3840 x 2160 - 50fps avec codec H265 ... mais YouTube recode en SD, en HD et fait un truc sur le 4k.
Tout ça pour dire que la plupart des personnes sont plus sensibles à l'immersion sonore qu'à l'immersion visuelle (c'est mon cas également).
Peut-être une piste ?
D.
https://www.youtube.com/@SoundPixelLab
La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toutes réflexions pour ne pas offenser les imbéciles.
La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toutes réflexions pour ne pas offenser les imbéciles.
Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
Bonjour à tous,
.
.
.
Bizarre, j'en entends au contraire parler, même si cela n'est pas exposé de manière aussi dithyrambique qu'en audio il est vrai, où là, ils en font des tonnes et des tonnes

Alors si quand même ... Et pour avoir eu plusieurs téléviseurs certains apportent plus de soin à cette performance que d'autres. Déjà en s'assurant une parfaite synchronicité, mais aussi sur d'autres aspects ... Bon il y a aussi les compensateurs d'image (qui peuvent vite donner un aspect téléfilm ou soap opera) et aussi la source qui va beaucoup influencer le résultat.On vante la fluidité (qui n'existe pas au cinéma)
Certains en parlent, mais pas tous et ce n'est pas mis autant en avant.A aucun moment on ne vante la justesse des couleurs, ou le réalisme des images, bien au contraire !
Le mieux est de faire cela de manière automatique comme sur les téléviseurs, ça simplifie la vieDans le menu d'un moniteur vidéo, on a le choix entre les gamuts SMPTE-C, EBU, rec709, sRGB, DCI P3 et BT2020, et dans l'option EOTF, on a le choix entre gamma, sRGB, HLG et PQ.
Bonne chance pour trouver la signification de chacun, et lequel choisir. L'info est disponible sur le web, mais nécessite beaucoup de temps et d'efforts pour comprendre.


Certains téléviseurs peuvent parfaitement jouer ce rôleLa seule chose qu'on ne trouve pas en moniteurs vidéo, ce sont les grandes diagonales.

"La musique c'est du bruit qui pense" Victor HUGO
Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
Je trouve cela équivalent pour un même angle de vue ... Et je pense que la difficulté est justement plus élevée sur les petites diagonales, car les pixels étant plus petits pour une même définition, il est ensuite plus difficile d'en sortir les puissances lumineuses nécessaires

"La musique c'est du bruit qui pense" Victor HUGO
Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
moi je comprends leur présence et j'ai envie de dire que l'on s'en moque un peu depuis l'apparition du VRR, qu'il faudrait démocratiser partoutPio2001 a écrit : ↑23 mars 2025, 23:41Je ne comprends même pas que les cadences 25 et 50 existent encore. Leur seule raison d'être sont les écrans cathodiques 4/3 Pal ou Secam. Tous les autres diffuseurs sont compatibles 30 / 60 Hz, et une bonne partie d'entre eux sont incompatibles avec le 25/50 (ordinateurs, smartphones, tablettes).

Logique suffit de voir les débits nécessaires, si en plus il n'y a pas le décodage fait en hardware et qu'il y a du traitementSeuls les PC les plus puissants peuvent les lire sans saccades à la résolution maximale 2160p60.

Pour les films à voir (je n'ai pas aimé sur Avatar 2) ... Après pour les documentaires, concert, je pense que ouiEnfin, le sujet le plus pointu et controversé : faut-il monter le fps des films au-delà de 24 images par seconde ?

Les constructeurs de téléviseurs arrivent aujourd'hui à de bons résultats, même si ce n'est pas parfait. Chez LG je l'utilise en mode cinématographique, c'est à dire un très léger ajout qui apporte pour moi un plus (pas ou très très rarement l'effet feuilleton télé) et une image plus fluide par moment très agréable.les algorithmes de fluidification reconstruisent mal les images intermédiaires.
"La musique c'est du bruit qui pense" Victor HUGO
Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
Ca dépend du sujet. Pour des interview, c'est le son le plus important, et c'est le micro-cravate qui donne la meilleure intelligibilité de la parole.
Pour un vlog de voyage, c'est plutôt la qualité de l'image qui prime.
Et pour un cabride filmé à l'avant du train, qui montre le paysage défiler sans paroles, l'essentiel est une bonne météo, un pare-brise propre, et 60 fps à cause du mouvement. 4k ou premium si possible.
Le mystère, c'est pourquoi choisir 50 fps ? Il n'y a que des inconvénients. A la limite pour une diffusion sur France Télévision ? (Je suppose qu'ils sont restés en 50 fps... j'en suis même pas sûr)
J'arrive à lire les vidéos en vrai p50 sur mon vieux PC Linux en sortie HDMI, à condition de changer les paramètres d'affichage pour caler le rafraichissement à 50 Hz.
Sur Windows 11, sortie USB-C, le 50 Hz n'est pas proposé.
Et sur Android ça n'existe même pas.
Le problème, c'est quand un wide gamut est sélectionné par défaut sur un signal vidéo qui est censé être reproduit en rec709. Les couleurs sont beaucoup trop saturées.Sensunda a écrit : ↑24 mars 2025, 10:27Le mieux est de faire cela de manière automatique comme sur les téléviseurs, ça simplifie la vieDans le menu d'un moniteur vidéo, on a le choix entre les gamuts SMPTE-C, EBU, rec709, sRGB, DCI P3 et BT2020, et dans l'option EOTF, on a le choix entre gamma, sRGB, HLG et PQ.
Bonne chance pour trouver la signification de chacun, et lequel choisir. L'info est disponible sur le web, mais nécessite beaucoup de temps et d'efforts pour comprendre.![]()
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Pour l'EOTF, il faut pouvoir basculer entre sRGB quand il fait jour, et gamma 2.4 la nuit (quand on n'est pas en HDR).
Si Youtube est affiché dans un navigateur sur PC, il faut une fréquence maîtresse partagée par toutes les applications sur le bureau. Et cette fréquence est tacitement le 60 Hz (le 120 Hz commence à arriver).Sensunda a écrit : ↑24 mars 2025, 10:39moi je comprends leur présence et j'ai envie de dire que l'on s'en moque un peu depuis l'apparition du VRR, qu'il faudrait démocratiser partoutPio2001 a écrit : ↑23 mars 2025, 23:41Je ne comprends même pas que les cadences 25 et 50 existent encore. Leur seule raison d'être sont les écrans cathodiques 4/3 Pal ou Secam. Tous les autres diffuseurs sont compatibles 30 / 60 Hz, et une bonne partie d'entre eux sont incompatibles avec le 25/50 (ordinateurs, smartphones, tablettes)..
Or ni le 60, ni le 120 ne permettent de rendre correctement une vidéo 50 Hz.
Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
Avec mon PCHC, si SDR -> REC709, si HDR -> REC2020 (mais DCI-P3 max)Pio2001 a écrit : ↑26 mars 2025, 00:04Le problème, c'est quand un wide gamut est sélectionné par défaut sur un signal vidéo qui est censé être reproduit en rec709. Les couleurs sont beaucoup trop saturées.
Pour l'EOTF, il faut pouvoir basculer entre sRGB quand il fait jour, et gamma 2.4 la nuit (quand on n'est pas en HDR).

Avec le VRR on se fout royalement de tout çaSi Youtube est affiché dans un navigateur sur PC, il faut une fréquence maîtresse partagée par toutes les applications sur le bureau. Et cette fréquence est tacitement le 60 Hz (le 120 Hz commence à arriver).
Or ni le 60, ni le 120 ne permettent de rendre correctement une vidéo 50 Hz.


"La musique c'est du bruit qui pense" Victor HUGO
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Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
C'est marrant parce que, que ce soit sur les différents PC que j'ai chez moi, ou tablette / téléphone, je n'ai aucun problème à lire le 50fps
Il n'y a que VLC qui ne sait toujours pas lire les MOV en natif sans saccades (ceux venant des rushs) alors que Davinci les lit sans aucun problème (que ce soit 600 ou 800mbits).
Bref, c'était juste pour dire que d'une manière générale, l’œil s'adaptera plus facilement que l'oreille d'après ce que j'ai retenu
D.

Il n'y a que VLC qui ne sait toujours pas lire les MOV en natif sans saccades (ceux venant des rushs) alors que Davinci les lit sans aucun problème (que ce soit 600 ou 800mbits).
Bref, c'était juste pour dire que d'une manière générale, l’œil s'adaptera plus facilement que l'oreille d'après ce que j'ai retenu

D.
https://www.youtube.com/@SoundPixelLab
La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toutes réflexions pour ne pas offenser les imbéciles.
La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toutes réflexions pour ne pas offenser les imbéciles.
Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
En SDR, je crois qu'il est possible de spécifier un espace de couleurs sur la sortie HDMI ou DP, mais je ne sais pas si les diffuseurs, écrans ou projecteurs en tiennent compte. Je serais surpris qu'un diffuseur lise la métadonnée dans le flux HDMI et recalibre les couleurs en fonction.
En HDR10, oui, c'est toujours BT2020. D'ailleurs il n'y a aucune raison de rajouter un traitement pour limiter à DCI-P3. C'est au niveau du diffuseur que ça se passe. Sauf si tu veux un mapping particulier des couleurs BT2020 hors DCI P3 que ton diffuseur ne propose pas mais que tu peux émuler dans le PC.
Pour les OS, la question est toujours la même : comment gérer l'affichage de deux vidéos simultanément dans deux fenêtres séparées ? C'est le premier à se lancer qui prend le frame rate ? Et quand on ferme cette fenêtre, l'autre vidéo est toujours dans la file d'attente et prend le contrôle du frame rate à son tour ?Sensunda a écrit : ↑26 mars 2025, 08:38Avec le VRR on se fout royalement de tout çaSi Youtube est affiché dans un navigateur sur PC, il faut une fréquence maîtresse partagée par toutes les applications sur le bureau. Et cette fréquence est tacitement le 60 Hz (le 120 Hz commence à arriver).
Or ni le 60, ni le 120 ne permettent de rendre correctement une vidéo 50 Hz.. Enfin si c'était vraiment bien géré de A à Z ... Or il y a encore quelques lacunes malheureusement
.
Ca lit, mais cela répète une frame sur cinq pour alimenter la dalle, qui est généralement bloquée à 60 Hz. Cela ne se voit pas sur les plans fixes, mais sur un mouvement panoramique ou travelling, cela introduit une saccade toutes les 5 frames. C'est assez peu visible, ça dépend de la vitesse du mouvement de caméra.Dagda a écrit : ↑26 mars 2025, 09:04C'est marrant parce que, que ce soit sur les différents PC que j'ai chez moi, ou tablette / téléphone, je n'ai aucun problème à lire le 50fps![]()
Il n'y a que VLC qui ne sait toujours pas lire les MOV en natif sans saccades (ceux venant des rushs) alors que Davinci les lit sans aucun problème (que ce soit 600 ou 800mbits).
Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
Si cela était bien implémenté, oui la fenêtre active imposerait le framerate et bastaPio2001 a écrit : ↑26 mars 2025, 13:44Pour les OS, la question est toujours la même : comment gérer l'affichage de deux vidéos simultanément dans deux fenêtres séparées ? C'est le premier à se lancer qui prend le frame rate ? Et quand on ferme cette fenêtre, l'autre vidéo est toujours dans la file d'attente et prend le contrôle du frame rate à son tour ?

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Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
Je n'ai jamais constater ça, mais je vais faire attention la prochaine fois que je regarde un film ou une vidéo en 50 fpsPio2001 a écrit : ↑26 mars 2025, 13:44Ca lit, mais cela répète une frame sur cinq pour alimenter la dalle, qui est généralement bloquée à 60 Hz. Cela ne se voit pas sur les plans fixes, mais sur un mouvement panoramique ou travelling, cela introduit une saccade toutes les 5 frames. C'est assez peu visible, ça dépend de la vitesse du mouvement de caméra.

https://www.youtube.com/@SoundPixelLab
La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toutes réflexions pour ne pas offenser les imbéciles.
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Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
Une vidéo où c'est flagrant : Maria Coman, Psalm 117 https://www.youtube.com/watch?v=i1fnxMUu1GI
Dommage qu'elle ne soit pas dispo en haute qualité. On a toutefois du vrai 50 fps en 1080p (ou 720p).
Sur mon Windows 11, en 60 Hz, les mouvements de caméra avancent par à-coups réguliers.
Sur mon Linux en 50 Hz, les mouvements de caméra sont totalement fluides (quand le PC ne rame pas).
Si dans les paramètres d'affichage, propriétés avancées de l'écran, vous pouvez choisir entre 50 et 60 Hz, essayez les deux pour voir la différence.
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Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
Mon écran est un Asus ProArt PA24AC
Fréquence de rafraîchissement (max)60 Hz
Fréquence du signal numérique30~85 KHz (H) / 48~70 Hz (V)
Mais je ne peux choisir que 60Hz en affichage depuis le panneau Nvidia de la carte graphique.
Cependant, je vois bien qu'il y a un petit "lag" en me focalisant sur les traveling.
J'ai quelques fonctions (sur la carte et sur l'écran) pour limiter semble-t-il ce genre de désagréments.
Après, c'est pas super flagrant non plus ... ou je suis tolérant sur ce point.
Par contre je me souviens que c'est plus notable sur le vidéopro ... Faudrait que je refasse des tests.
D.
Fréquence de rafraîchissement (max)60 Hz
Fréquence du signal numérique30~85 KHz (H) / 48~70 Hz (V)
Mais je ne peux choisir que 60Hz en affichage depuis le panneau Nvidia de la carte graphique.
Cependant, je vois bien qu'il y a un petit "lag" en me focalisant sur les traveling.
J'ai quelques fonctions (sur la carte et sur l'écran) pour limiter semble-t-il ce genre de désagréments.
Après, c'est pas super flagrant non plus ... ou je suis tolérant sur ce point.
Par contre je me souviens que c'est plus notable sur le vidéopro ... Faudrait que je refasse des tests.
D.
https://www.youtube.com/@SoundPixelLab
La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toutes réflexions pour ne pas offenser les imbéciles.
La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toutes réflexions pour ne pas offenser les imbéciles.
Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
On a beaucoup parlé de la fluidité de l'image, mais pas du respect des couleurs et des contrastes.
C'est comme si en hifi on s'intéressait au pleurage de la platine vinyle, mais pas à la qualité des enceintes.
Quelles sont les tolérances qu'on peut accepter en matière de respect des couleurs ?
Rappelons les bases : les vidéos sont censées être reproduites avec un rouge, un vert et un bleu primaires bien définis, correspondants à la norme rec709, sauf si c'est une vidéo HDR. Notez que les trois couleurs primaires rec709 sont identiques à celles de la norme sRGB utilisée sur le web et en photo numérique.
Donc quand un écran ou un projecteur annonce qu'il dépasse le rec709 et atteint le DCI P3, qui définit un rouge, un vert et un bleu différents, plus saturés, cela ne sert strictement à rien pour regarder un blu-ray, une vidéo Youtube ou un streaming qui n'est pas HDR. On doit rester en rec709.
Ensuite, la luminosité n'est pas proportionnelle à la valeur numérique de chaque pixel. Elle suit une table de correspondance anciennement appelée tone curve (courbe de teinte), parfois appelée "gamma" dans le jargon, et qu'on appelle plus précisément EOTF (Electrical-Optical Transfer Function), ce qui veut dire correspondance électrique optique, c'est-à-dire quelle quantité de lumière correspond à tel signal électrique (numérique).
En dehors des vidéos HDR, cette table de correspondance suit traditionnellement une fonction puissance d'exposant gamma. La valeur de gamma est variable, mais dans une salle obscure, on considère que 2.4 est une valeur idéale. L'image reste agréable à 2.2, quoique un peu moins contrastée.
Quand on est dans une pièce lumineuse, par contre, on ne voit plus ce qui se passe dans les zones les plus sombres de l'image. On a besoin d'éclaircir les zones sombres par rapport aux zones claires. Une EOTF adaptée à cela existe dans la norme sRGB. Elle ne correspond à aucun exposant gamma. Mais on dit parfois un peu abusivement qu'elle "a un gamma de 2.2". En fait le gris de la courbe sRGB est le même que celui d'une courbe gamma 2.2, mais les tons les plus foncés de la courbe sRGB sont beaucoup moins foncés que ceux de la courbe gamma 2.2.
Si vous avez un moniteur graphique pro, vous trouverez peut-être dans les options de l'image le choix entre une EOTF gamma dont vous pouvez régler la valeur, ou bien sRGB, ou même, si votre moniteur est HDR, l'option PQ, qui est l'EOTF des normes HDR10, HHDR10+ et Dolby Vision.
Il faut noter ici que même si la norme vidéo rec709 a été conçue pour les salles obscures et la norme sRGB pour les studios photo avec un plan de travail éclairé, il est tout de même préférable de regarder un film en sRGB si on est dans une pièce éclairée par la lumière du jour, tandis qu'on peut très bien regarder une photo prise en sRGB avec un gamma 2.4 si on est dans le noir.
C'est comme si en hifi on s'intéressait au pleurage de la platine vinyle, mais pas à la qualité des enceintes.
Quelles sont les tolérances qu'on peut accepter en matière de respect des couleurs ?
Rappelons les bases : les vidéos sont censées être reproduites avec un rouge, un vert et un bleu primaires bien définis, correspondants à la norme rec709, sauf si c'est une vidéo HDR. Notez que les trois couleurs primaires rec709 sont identiques à celles de la norme sRGB utilisée sur le web et en photo numérique.
Donc quand un écran ou un projecteur annonce qu'il dépasse le rec709 et atteint le DCI P3, qui définit un rouge, un vert et un bleu différents, plus saturés, cela ne sert strictement à rien pour regarder un blu-ray, une vidéo Youtube ou un streaming qui n'est pas HDR. On doit rester en rec709.
Ensuite, la luminosité n'est pas proportionnelle à la valeur numérique de chaque pixel. Elle suit une table de correspondance anciennement appelée tone curve (courbe de teinte), parfois appelée "gamma" dans le jargon, et qu'on appelle plus précisément EOTF (Electrical-Optical Transfer Function), ce qui veut dire correspondance électrique optique, c'est-à-dire quelle quantité de lumière correspond à tel signal électrique (numérique).
En dehors des vidéos HDR, cette table de correspondance suit traditionnellement une fonction puissance d'exposant gamma. La valeur de gamma est variable, mais dans une salle obscure, on considère que 2.4 est une valeur idéale. L'image reste agréable à 2.2, quoique un peu moins contrastée.
Quand on est dans une pièce lumineuse, par contre, on ne voit plus ce qui se passe dans les zones les plus sombres de l'image. On a besoin d'éclaircir les zones sombres par rapport aux zones claires. Une EOTF adaptée à cela existe dans la norme sRGB. Elle ne correspond à aucun exposant gamma. Mais on dit parfois un peu abusivement qu'elle "a un gamma de 2.2". En fait le gris de la courbe sRGB est le même que celui d'une courbe gamma 2.2, mais les tons les plus foncés de la courbe sRGB sont beaucoup moins foncés que ceux de la courbe gamma 2.2.
Si vous avez un moniteur graphique pro, vous trouverez peut-être dans les options de l'image le choix entre une EOTF gamma dont vous pouvez régler la valeur, ou bien sRGB, ou même, si votre moniteur est HDR, l'option PQ, qui est l'EOTF des normes HDR10, HHDR10+ et Dolby Vision.
Il faut noter ici que même si la norme vidéo rec709 a été conçue pour les salles obscures et la norme sRGB pour les studios photo avec un plan de travail éclairé, il est tout de même préférable de regarder un film en sRGB si on est dans une pièce éclairée par la lumière du jour, tandis qu'on peut très bien regarder une photo prise en sRGB avec un gamma 2.4 si on est dans le noir.
Re: Réflexions sur la haute fidélité de l'image
Totalement d'accord avec ce que tu dis Pio2001
.
Bon sur l'OLED du salon je reste en BT.1886 (gamma 2.4) de jour comme de nuit en REC709, et ce n'est pas si dérangeant (sauf si de forts reflets arrivent sur la dalle là je baisse le volet qui permet de les atténuer/supprimer)
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Bon sur l'OLED du salon je reste en BT.1886 (gamma 2.4) de jour comme de nuit en REC709, et ce n'est pas si dérangeant (sauf si de forts reflets arrivent sur la dalle là je baisse le volet qui permet de les atténuer/supprimer)

"La musique c'est du bruit qui pense" Victor HUGO